Aperçu des crypto-monnaies en Suisse

La Suisse est l’un des pays les plus favorables aux cryptomonnaies. Elle a une attitude très progressive et positive à l’égard de ce domaine. Le pays voit une opportunité de devenir un leader mondial dans le secteur. L’Administration fédérale des contributions (AFC) classe les cryptomonnaies dans la catégorie des actifs. Elles sont ainsi soumises à l’impôt sur la fortune, le revenu et les gains en capital, en plus d’être déclarées dans les déclarations fiscales annuelles suisses.

L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) est l’autorité de régulation financière de la Suisse. Les bourses de cryptomonnaies sont légales en Suisse à condition d’avoir obtenu une licence d’exploitation de la FINMA.

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Les lois suisses clémentes pour les cryptomonnaies

En 2020, la loi sur la blockchain a été adoptée. Cela a défini plus précisément les aspects légaux de l’échange de cryptomonnaies. La loi souligne que lorsqu’un jeton est éligible pour être transféré à l’infrastructure blockchain, il doit être conforme aux exigences locales en matière d’offre initiale de jetons numériques (ICO), de lutte contre le blanchiment d’argent (AML) et de lutte contre le financement du terrorisme (CFT).

En 2019, la FINMA a accordé des licences à deux institutions financières basées à Zurich, Maerki Baumann et Incore Bank. En plus de fournir des comptes bancaires professionnels aux entreprises de crypto et de blockchain, ces banques ont également apporté leur aide aux ICO pour ses clients. Ces efforts ont été renforcés par l’adoption de la loi sur la blockchain en 2020, accordant à deux autres institutions financières des licences pour SEBA et Sygnum.

Les villes suisses à la pointe de la cryptomonnaie

Plusieurs villes suisses ont déjà initié l’intégration de méthodes de paiement basées sur les cryptomonnaies dans leurs villes dans le but de promouvoir le financement vert et de mener un avenir progressiste. Par exemple, en 2016, au cœur de la Crypto Valley, le canton de Zoug a introduit le bitcoin comme moyen de paiement des taxes municipales. En 2021, le canton de Zoug a annoncé la possibilité d’utiliser le bitcoin et l’Ether pour payer les impôts. Les entreprises et les particuliers peuvent payer jusqu’à 100’000 francs suisses en cryptomonnaie.

En mars 2022, une autre ville suisse, Lugano, a annoncé un plan visant à rendre trois cryptomonnaies légales: Bitcoin, Tether, et son jeton natif LVGA. Lugano s’est associée à Tether, un émetteur de stablecoins, pour mener à bien cette initiative. La ville a été extrêmement progressiste sur le plan financier et cherche à devenir la capitale mondiale du bitcoin. Elle a déjà mis en œuvre des solutions basées sur la blockchain, comme l’application MyLugano, son jeton LVGA et l’infrastructure blockchain 3Achain. Et ses initiatives ne s’arrêteront pas car Lugano à l’intention de devenir un hub crypto en Suisse.

Les acteurs majeurs en Suisse

Grâce aux lois suisses accueillantes en matière de crypto, en 2021, il y a plus de 900 entreprises de blockchain basées en Suisse. En voici quelques-unes dignes d’intérêt:

Bitcoin Suisse

Comme mentionné plus haut, Bitcoin Suisse est un intermédiaire financier suisse réglementé. Bitcoin Suisse fournit des services de négociation, de courtage, de dépôt, de prêt, de jalonnement et d’autres services crypto-financiers pour les clients privés et institutionnels. La firme a également annoncé le 20 avril 2022 qu’elle proposera le protocole Liquity en plus de ses services de finance décentralisée (DeFi). Lancé en avril 2021, Liquity est un protocole d’emprunt DeFi qui permet aux utilisateurs de mettre en place des garanties Ethereum dans ses smart contracts et d’emprunter des stablecoins LUSD avec un taux d’intérêt de 0%.

Solana

Avec un siège social à Genève, en Suisse, Solana a été lancée en mars 2020 par la Fondation Solana. C’est une blockchain open-source très performante qui est conçue pour faciliter la création d’applications décentralisées (DApp). Elle est l’une des principales blockchains pour les NFT.

Ethereum

Basée à Zug, en Suisse, Ethereum est une blockchain décentralisée et open-source qui exécute des fonctionnalités de contrats intelligents. Ce sont des applications qui sont fonctionnent exactement comme elles sont programmées. Sans possibilité d’interférence de tiers, de piratage, de fraude ou de censure. Ether (ETH) est la cryptomonnaie générée par le protocole Ethereum. Mais elle est surtout la deuxième plus grosse cryptomonnaie au monde en terme de capitalisation et de montants investis dans la DeFi.

Tezos

Basée dans la Crypto Valley, Tezos est une blockchain Proof of Stake auto-améliorable et économe en énergie. En 2021, Tezos a enregistré plus de 50 millions de transactions avec une empreinte carbone de seulement 17 individus. L’un des éléments uniques de Tezo est sa gouvernance. Alors qu’une majorité des premières blockchains s’appuient sur ses équipes de développement pour prendre des décisions, Tezos est soutenu par sa communauté, et la gouvernance est basée sur la participation.

Conclusion

La Suisse est l’un des pays les plus progressistes et les plus accueillants pour les entreprises de cryptomonnaie et de blockchain. En plus d’être l’hôte des entreprises de la Crypto Valley, les villes suisses ont pris leurs propres initiatives pour offrir des opportunités et encourager leurs citoyens à utiliser les cryptomonnaies. En tant que l’un des centres bancaires et financiers les plus prospères du monde, l’avenir des cryptomonnaies est brillant et prometteur en Suisse. D’autant plus que la nouvelle loi non accommandante européenne sur les cryptos va sûrement faire expatrier des sociétés blockchain en Suisse.